choisir le sexe de son bébé

Peut-on influencer la nature pour choisir le sexe de son bébé ?

Qui n’a jamais rêvé de définir à l’avance le sexe de son bébé ? Est-il possible d’influencer la nature pour choisir le sexe de son enfant ? De nombreuses méthodes ont vu le jour afin de concrétiser ce désir, mais leurs efficacités restent à prouver.

Quelle technique pour donner un coup de pouce à la nature ?

Fille ou garçon ?  Les couples se posent cette question en général au moment de concevoir un  troisième enfant, après avoir eu deux enfants du même sexe. Cependant, elle peut toujours être posée à chaque grossesse. Calendrier chinois, recette de grand-mère, favoriser une position particulière…Quelle est la bonne méthode pour choisir le sexe de son bébé ?

Pour augmenter les chances d’avoir un garçon ou une fille, les couples se laissent tenter par différentes techniques. Celle du docteur Shettle est l’une des plus célèbres. Sa méthode se base sur la différence morphologique des spermatozoïdes Y (males) et X (femelles). La cellule de l’embryon est, entre autres, composée de 2 chromosomes qui caractérisent le sexe du bébé : l’ovule maternel X et le spermatozoïde paternel X ou Y. La rencontre entre un ovule X et un spermatozoïde Y donne un bébé de sexe masculin, tandis qu’une combinaison X et X permet d’avoir un enfant de sexe féminin.

Dans les années 60, le docteur Shettle a constaté que les spermatozoïdes males sont plus rapides, mais plus fragiles par rapport aux spermatozoïdes femelles qui sont plus lents, mais plus résistants. Si le rapport sexuel se fait proche de la date d’ovulation, il est plus probable d’avoir un garçon puisque Y peut atteindre plus rapidement l’ovule. En dehors de cette période, la chance d’avoir un garçon est minime.

Comment influencer le sexe de son bébé ?

La célèbre méthode du docteur François Papa, développée dans son livre « choisir le sexe de son enfant », a connu un grand succès. Selon lui, l’alimentation peut influencer le sexe de son futur enfant. En changeant ses habitudes alimentaires, la future mère pourrait en même temps modifier son pH vaginal. Pour avoir un garçon, la glaire vaginale doit être alcaline. Les spermatozoïdes males acquièrent une plus grande vélocité dans ce milieu et pourraient ainsi rejoindre rapidement l’ovule. Ils ne survivent pas trop longtemps en milieu acide. Un régime riche en potassium et en sodium serait plus adapté. En revanche, si la glaire vaginale est acide, elle favoriserait la rencontre du spermatozoïde femelle, plus résistant dans ce milieu, avec l’ovule. Mieux vaut pour la future mère qu’elle privilégie une alimentation riche en magnésium et en calcium. La méthode Papa recommande donc un régime alimentaire allant dans ce sens. Il doit être suivi scrupuleusement 2 à 3 mois avant la conception.

Choisir le sexe de son bébé : qu’en est-il des résultats ?

L’efficacité de ces méthodes reste discutable. Pour la méthode Shettle, identifier une date d’ovulation bien précise reste difficile si le cycle n’est pas régulier. Après de multiples expériences, son taux de réussite est de 75 %. En ce qui concerne la méthode Papa, un certain déséquilibre a été constaté dans les régimes préconisés. Avant de les suivre, il faut toujours demander conseil auprès de son médecin pour qu’il puisse établir un menu nutritionnel plus adapté, afin d’éviter toute carence. Suivre un régime déséquilibré n’est pas sans risque. Le taux de réussite de cette méthode est de 80 %.

Pour maximiser ses chances d’avoir le « bon » sexe, combiner ces deux méthodes serait l’idéal. Malheureusement, elles sont sans garantie et les avis restent partagés. Leur fiabilité n’est pas prouvée scientifiquement. Même si avec le temps, elles ont su faire leurs preuves, il s’agit surtout d’influencer Dame nature à réaliser le souhait de chacun. Dans tous les cas, les couples ont une chance sur deux d’avoir un garçon ou une fille.